J’ai eu des pinces de toutes sortes dans ma caisse. Des chinoises à 3 euros, des marques de grande surface, des modèles offerts avec un lot. La Knipex 7006160, c’est celle qui est restée. Les autres ont fini par partir.
Ce n’est pas un hasard. Et ce n’est pas non plus une question de marque pour la marque. C’est une question de main. Au bout d’une journée où on coupe cinquante fils, on sait exactement pourquoi on a choisi l’outil qu’on a choisi.
Ce que c’est, concrètement
Une pince coupante sert à trancher net un fil ou un câble électrique. Pas à gratter, pas à arracher — à couper proprement, d’un coup, sans écraser l’âme du conducteur.
En électricité domestique, on s’en sert tout le temps. Remplacement d’une prise, nouveau circuit, interrupteur à changer. Dès qu’il faut ajuster la longueur d’un fil ou dégager un excédent dans une boîte de dérivation, la coupante est là.
Celle dont je parle ici, c’est une pince coupante de côté — la lame est positionnée sur le flanc, pas en bout. Ça permet de travailler en précision, même dans des espaces serrés. Dans un tableau électrique ou une boîte d’encastrement, c’est souvent la seule qui passe là où on en a besoin.
Vous pouvez la retrouver directement ici => Knipex 7006160
Ce qui la distingue vraiment
Je vais commencer par quelque chose qui fait sourire, mais qui est loin d’être anodin : la couleur.
Les poignées rouge et jaune vif se repèrent immédiatement dans une caisse à outils. Pas besoin de retourner tout le contenu pour la trouver. Sur un chantier avec dix outils qui traînent, ce détail compte. Et si elle tombe dans une gaine ou dans un coin sombre, on la récupère sans chercher.
Ensuite, il y a la souplesse à la main. C’est ce qui m’a le plus frappé la première fois. Elle s’ouvre, elle se ferme — sans résistance, sans effort. Certaines pinces, même de marques connues, ont un ressort tellement raide qu’on se fatigue la main en dix minutes. D’autres restent à moitié fermées et il faut forcer pour les rouvrir. La Knipex répond au doigt. Sur une journée où on coupe plusieurs dizaines de fils, ça change vraiment quelque chose.
La coupe est nette. La lame en acier traité, les tranchants qui se croisent sans jeu. On coupe sans écraser, sans effilocher les brins d’un câble multifilaire. C’est important : un conducteur mal coupé qui s’effiloche dans un bornier, c’est une mauvaise connexion qui attend. Je reviens sur ce point dans l’article sur la JOKARI T20050, parce que dénuder proprement et couper proprement, c’est la même logique.
Les poignées sont gainées, légèrement texturées. Même avec les mains un peu humides ou sales — et sur chantier, ça arrive — elle ne glisse pas. La longueur est bien dosée : assez pour avoir du levier, pas trop pour travailler dans des endroits encombrés.
Ses limites — honnêtement
Le prix, d’abord. Une Knipex coupante, c’est entre 25 et 40 euros selon le modèle. Ce n’est pas cher pour un outil pro, mais c’est nettement plus qu’une pince de grande surface à 8 euros.
Si vous bricolez deux fois par an, la question se pose. Ce que je peux vous dire, c’est qu’une pince bas de gamme qui coupe mal, qui fatigue la main et qu’on finit par jeter au bout de deux ans — elle revient plus cher sur la durée. Mais c’est une vraie dépense à l’achat, et je ne vais pas faire semblant que tout le monde a le même budget outillage.
Deuxième limite : elle n’est pas faite pour les gros câbles. C’est une pince de précision. Sur du 1,5 ou 2,5 mm², elle est parfaite. Sur du 6 mm² ou plus, elle va souffrir et vous aussi !! Pour les grosses sections, il faut un coupe-câble dédié. Chaque outil à sa place.
Pour qui c’est fait
Le particulier bricoleur sérieux qui intervient régulièrement sur son installation — remplacement de prises, pose de va-et-vient, petits travaux — va tout de suite voir la différence avec une pince entrée de gamme.
L’électricien débutant qui monte sa caisse : c’est un investissement que vous ne regretterez pas. Elle dure, elle répond bien, elle ne vous lâche pas en plein travail. Et si vous intervenez sur des fils existants, je vous renvoie à cet article sur les fils électriques dénudés — les bons réflexes avant d’intervenir, c’est là.
Le pro confirmé la connaît probablement déjà. Si vous n’en avez pas encore, c’est le moment.
FAQ
Une pince coupante Knipex peut-elle couper du câble armé ou blindé ? Non. Elle est conçue pour les câbles souples et rigides courants, jusqu’à 2,5 mm² environ. Pour du câble armé ou blindé, il faut un coupe-câble ou une pince avec une lame renforcée spécifique.
Quelle différence entre une pince coupante de côté et une pince coupante de bout ? La pince de côté coupe perpendiculairement à l’axe — c’est plus précis dans les espaces réduits. La pince de bout coupe dans l’axe, plutôt utilisée pour couper des fils très courts ou à ras d’une surface. En électricité domestique, la pince de côté est nettement plus polyvalente.
Peut-on utiliser une pince coupante pour dénuder un câble ? On peut, mais c’est à éviter. Le risque, c’est de couper des brins dans un câble multifilaire ou d’entailler l’isolant trop profondément. Pour dénuder proprement, une pince à dénuder est l’outil adapté — c’est son seul rôle, et elle le fait mieux.
Ce qu’il faut retenir
- Pince coupante de côté, idéale pour les câbles jusqu’à 2,5 mm²
- Poignées rouge et jaune vif : on la retrouve immédiatement dans la caisse
- Ouverture et fermeture fluides — aucune fatigue sur la durée
- Coupe nette, sans écraser ni effilocher les conducteurs
- Entre 25 et 40 euros — justifié sur la durée, à peser selon votre fréquence d’utilisation
- Pas adaptée aux gros câbles : prévoir un coupe-câble dédié pour les sections importantes
Pour aller plus loin :
- La JOKARI T20050 : la pince à dénuder qu’on n’abandonne plus
- Le Stanley FatMax isolé 4×100 : le tournevis qui ne quitte jamais ma sacoche
- Fil électrique dénudé : comment le réparer en toute sécurité
Pour les spécifications techniques complètes et les modèles disponibles, consultez le site officiel du fabricant : knipex.com

